Hyperculte

Même si ça peut s’apparenter à une disparition, avec un dernier post datant du mois de Janvier (de cette année heureusement), je n’ai pourtant pas quitté le navire. Problèmes avec mon Macbook entre autres, pas mal de travail, toutes les excuses pourraient être bonnes mais à quoi bon.

Bref, venons en aux faits et donc à Hyperculte. Je ne remercierais jamais assez Mathieu Conquet pour son excellente chronique dans la matinale de France Culture, grâce à qui j’ai découvert ce duo helvète. A noter qu’on les a également vu sur France Inter entre temps.

Musicalement parlant, le groupe se définit lui-même comme jouant, je cite, de la « transpop minimaliste prekraut & postdisco ». Que ce soit ironique ou non, les mots-clés sont là. On a affaire à un savant mélange de math rock à la Battles, de postrock façon DFA avec de grosses influences Kraut du genre Can. Que du bon.

Ajoutez à cela des paroles un peu barrées, en français s’il vous plait, et déclamées en grande partie par la batteuse, Simone Aubert, dont la voix se situe entre celle d’Ari Up (The Slits) et de la Brigitte Fontaine de la grande époque.

Pas encore de vidéo officielle pour mes morceaux préférés de l’album, comme « Résigné » » ou « Tyran », c’est balot. A défaut, voici le non moins sympathique « Le feu » :

Ought

Je ne sais pas si c’est l’approche de la Route du Rock 2014 qui me fait cet effet là, mais je suis en pleine découverte d’une scène nord-américaine absolument géniale. Après Protomartyr, me voilà totalement sous le charme des canadiens (québécois, pardon) de Ought. Pour donner une idée, je dirais que ça sonne comme un mélange entre le Velvet Underground, Talking Heads et Sonic Youth, avec une musique qui a parfois quelque chose de « décadent », et qui sait aussi être énergique à bon escient. En tout cas, il y a du coeur dans la musique de Ought, ça se sent, et c’est ce qui en fait selon moi un groupe à suivre de très près …

 

 

 

Protomartyr

Il n’y a pas que la House et Eminem qui viennent de Détroit, il y a aussi Protomartyr : un groupe au nom absolument terrible et qui produit une sorte de post-rock totalement envoutant. Je ne suis pas un grand spécialiste de Rock, mais pour moi ça navigue entre ce que l’Amérique du Nord produit de meilleur en matière de bon rock bien propre et bien composé à la Arcade Fire ou Interpol, et des influences indéniablement britanniques un peu sale, voir punk à la The Clash.

 

Leur nouvel album semble un peu plus brut que le premier, où figurait ce morceau qui me file toujours autant la patate :

 

En tout cas une chose est sûre : je vais courir me procurer ce « Under color of official right » car je pense que l’on tient là un des meilleurs albums Rock de l’année …