Le nouveau tropur

Wow, ça faisait longtemps que je n’avais pas mis les pieds ici. Ça sentait un peu le renfermé, alors j’ai aéré un grand coup : hébergement flambant neuf, nouveau look … Il ne reste plus qu’à y mettre du nouveau contenu.

Il y a plein de sujets dont j’aimerais parler, et pas seulement de musique mais je ne sais pas encore quelle forme donner à tout ça. Donc faute de mieux, on va rester sur la formule qui a fait le renommée mondiale de ce blog pour le moment.

On va recommencer en douceur avec les quelques coups de coeur que j’ai eu au cours de l’année qui vient de s’écouler et dont je ne suis pas venu parler ici. Le problème c’est qu’il y en a eu un paquet … Par où commencer …

Buvette

On va débuter par Buvette, dont j’avais déjà beaucoup aimé le premier album et notamment le single « Nothing happen twice », très cold wave, avec cette voix caverneuse si clairement identifiable :

Voilà donc que le Suisse a récidivé en 2016 avec « Elasticity« , un album que je trouve plus construit, moins répétitif aussi, sans un déchet de bout en bout. C’est indéniablement un de mes albums préférés de 2016. De l’électro simple et efficace, bien écrite, avec pleins de chouettes synthés. « Staring at the lines » est certainement le morceau que j’ai le plus écouté sur l’année qui vient de s’écouler. Peut-être parce qu’il a cette petite touche de « Goodbye Horses » de Q. Lazzarus que j’aime tant.

Lully

Ça aussi, c’est vraiment un de mes gros kifs de 2016, et pourtant il y a peu de choses à se mettre sous la dent : seulement 3 singles en un an. Mais il a à n’en pas douter un gros potentiel et j’attends un album avec impatience.

Musicalement, ça me rappelle la pop complètement destroy de Max Tundra (qu’on n’entend plus beaucoup malheureusement), mais à la sauce millenials. Pour comparer Lully à quelque chose d’un plus moderne, on peut évoquer Flume, mais en beaucoup plus « direct ».

The Range

Aaah, The Range … Là aussi un des rares albums de 2016 que j’écoute encore régulièrement et dans son intégralité. Ca sonne très UK et pourtant c’est un américain. Je ne sais pas quelles sont ses influences mais on pourrait certainement y trouver du James Blake ou qqchose comme ça. C’est très atmosphérique, et un peu dark aussi. Ça respire la jungle urbaine en tout cas. C’est assez similaire à l’album de Son Lux, sorti à peu près à la même période, en moins « brut » peut-être.

Voilà, je pourrais évoquer aussi le retour super réussi de LCD Soundsystem, dont le morceau « American Dream » est juste le plus beau de l’année, ou le dernier album de Kendrick Lamar qui est encore mieux que les autres (et c’est pareil à chaque nouvel album), et plein plein d’autres choses. Mais on ne rattrape pas le temps perdu. Il faut savoir rester humble …

 

Hyperculte

Même si ça peut s’apparenter à une disparition, avec un dernier post datant du mois de Janvier (de cette année heureusement), je n’ai pourtant pas quitté le navire. Problèmes avec mon Macbook entre autres, pas mal de travail, toutes les excuses pourraient être bonnes mais à quoi bon.

Bref, venons en aux faits et donc à Hyperculte. Je ne remercierais jamais assez Mathieu Conquet pour son excellente chronique dans la matinale de France Culture, grâce à qui j’ai découvert ce duo helvète. A noter qu’on les a également vu sur France Inter entre temps.

Musicalement parlant, le groupe se définit lui-même comme jouant, je cite, de la « transpop minimaliste prekraut & postdisco ». Que ce soit ironique ou non, les mots-clés sont là. On a affaire à un savant mélange de math rock à la Battles, de postrock façon DFA avec de grosses influences Kraut du genre Can. Que du bon.

Ajoutez à cela des paroles un peu barrées, en français s’il vous plait, et déclamées en grande partie par la batteuse, Simone Aubert, dont la voix se situe entre celle d’Ari Up (The Slits) et de la Brigitte Fontaine de la grande époque.

Pas encore de vidéo officielle pour mes morceaux préférés de l’album, comme « Résigné » » ou « Tyran », c’est balot. A défaut, voici le non moins sympathique « Le feu » :

Les Beatles en streaming

En attendant mon modeste retour sur l’année musicale 2015, la nouvelle que personne n’a pu raté c’est l’arrivée des Beatles sur les services de musique en ligne.

Et je dois avouer que rien ne pouvait me faire plus plaisir. En effet, je dois confesser que j’ai eu mes premiers émois musicaux avec le groupe de Liverpool, lorsque tout petit j’ai enfin eu le droit jouer avec la platine Akaï de papa et y ai posé le 45 tours de Let It Be pour la première fois. Je suis immédiatement tombé amoureux de leur sens inné de la mélodie.

Bref, trêve de mièvrerie et de nostalgie, je vous propose pour fêter ça un petit florilège de mes morceaux préférés des Fab Four avec une playlist Spotify. Je ne suis pas un grand fan des premières années, mais j’ai essayé de piocher dans un peu toutes les périodes de leur histoire, et j’ai tout classé chronologiquement. Et je n’ai pas joué les puristes, puisque l’on peut y retrouver un morceau chanté par Ringo et une des nombreuses élucubrations indiennes de George Harrison.

 

Club Cheval – Discipline

Le groupe français le plus dancefloor de ces dernières années, aka Club Cheval, vient encore de sortir un tube interplanétaire. Après le fantastique « From the basement to the roof », Panteros 666 et consorts nous gratifient cette fois de « Discipline », hymne club aux vocals RnB, qui va faire le bonheur des teenagers et des vieux cools comme moi.

 

Allez, pour les retardataires qui n’auraient pas mis les pieds dans une bonne soirée de tout l’été, je vous remets un coup du précédent EP :

 

Oh et j’allais oublier la raison du pourquoi original de ce billet : l’excellente mixtape du quatuor dispo sur Soundcloud et qui tabasse bien :